lundi 15 mars 2010

Les enfantements d'Israël comme vecteur de l'universel selon Rav Léon Askénazi

Les enfantements d'Israël comme vecteur de l'universel
La pensée du Rav Léon Askénazi
Texte de Rony Klein de Jérusalem.
Un texte long que je vous retransmet dans son intégralité.

Nous savons que Manitou, à la tête de l'Ecole d'Orsay, a été le grand maître du judaïsme français dans les années d'après-guerre. Toutefois, jusqu'à la publication des deux volumes de La parole et l'écrit, on savait moins qu'il avait élaboré une pensée à la fois très cohérente et parfaitement au fait des courants intellectuels de son temps, de la philosophie de l'histoire à l'anthropologie. Cette pensée, contrairement à ce qu'il pourrait sembler tout d'abord, n'est pas repliée sur une identité juive refermée sur elle-même, comme si les deux maîtres du judaïsme français s'étaient partagé la tâche: Lévinas était chargé de parler aux nations alors que Manitou s'adressait à la communauté juive. S'il est vrai que Manitou a d'abord tourné son discours vers les Juifs, son discours n'avait rien d'un discours fermé sur soi, mais il était radicalement ouvert sur l'"universel" tel qu'il s'était déployé en Occident comme discours rationnel portant sur l'homme en tant qu'homme. Toutefois, ce discours ouvert sur l'universel, loin de n'être qu'un discours à la recherche d'une quelconque harmonie entre le judaïsme et ses autres, ne se détournait pas de la confrontation avec un certain modèle de l'universel occidental, comme je vais essayer de le montrer ici.



Parlant de la pensée de Manitou, il faut partir de son idée maîtresse, celle des Toladot, que je traduis par "enfantements". On le sait, ce mot apparaît avant tout dans le livre de la Genèse afin de scander l'histoire des générations d'Adam à la famille de Jacob, qui clôt l'histoire du livre. Manitou considère ce terme comme ce qui soutient l'idée d'historicité propre à Israël, un développement temporel qui s'appuie moins sur les événements, comme l'épopée grecque, que sur l'histoire singulière des hommes. Manitou s'inscrit ici dans la tradition kabbalistique, surtout l'Ecole dite de Safed, et notamment dans le sillage du Chla, le Rabbin Isaïe Horowitz, maître du XVIIe siècle originaire de Prague et très influencé lui-même par l'Ecole de Safed. L'originalité de Manitou a été de reprendre cette thématique dans ses termes propres, termes empruntés à la pensée contemporaine. Or, c'est précisément l'idée des enfantements qui lui a permis d'articuler les relations entre Israël et l'universel tel que nous l'avons défini plus haut, articulation qui constitue l'enjeu de la philosophie juive depuis toujours. En quoi le motif des Toladot permet-il d'opérer cette articulation?



Le sens du mot Toladot est établi de la manière la plus précise par Manitou au début d'un texte intitulé "Le couple, créateur de l'histoire", apparu dans La parole et l'écrit, I. "L'histoire", affirme-t-il, "a une finalité" (207). L'histoire, ici, ce sont les Toladot, les enfantements, comme il le dit explicitement. Quelle est cette finalité?



"Pour l'Hébreu, si l'histoire a un sens, c'est celui d'une orientation, de l'engendrement d'une identité humaine que les Prophètes d'Israël ont nommée "le fils de l'homme", expression qu'il faut prendre dans son sens plein: non seulement engendrement, reproduction, multiplication, mais littéralement effort de création, à partir de l'identité originelle, d'une identité humaine où les problèmes, conflits et contradictions de notre monde seraient résolus. Il s'agit là de l'espérance messianique, réussite ou aboutissement de l'histoire, identité messianique dont le mot d'ordre, shalom, donné très tôt par l'enseignement biblique, est le problème essentiel que le couple a à résoudre." (208).



La finalité de l'histoire, expression dont les résonnances hégéliennes sont évidentes, est retournée ici contre Hegel lui-même: alors que pour Hegel, le sens de l'histoire était la liberté, expression de l'Esprit à la fin de son cheminement dans l'histoire et devenu "Esprit absolu", ici la finalité de l'histoire est un homme singulier, surnommé le "fils de l'homme". Autre façon de dire que l'histoire dont il s'agit ici n'a rien de l'épopée, récit des événements survenus au cours des âges, mais d'un "effort de création d'une identité humaine". Ici se révèle une première approximation de la tension propre à la pensée de Manitou entre Israël, comme histoire singulière, et l'universel conçu ici comme Histoire universelle. D'un côté, Manitou parle bien de l'Hébreu, des Prophètes d'Israël, mais le sens de l'histoire de l'Hébreu est "l'effort de création d'une identité humaine". Le sens de l'histoire d'Israël n'est pas uniquement Israël, comme on pourrait le croire à travers ce que dit Manitou par ailleurs du Messie fils de Joseph et du Messie de David, qui est la finalité des enfantements d'Israël. C'est le fonds de la tension de cette pensée, ancrée dans le livre de la Genèse, livre à la fois le plus universel et le plus "juif" de la Torah, puisque c'est le livre des enfantements d'Adam comme le livre des enfantements de Jacob-Israël. Encore une fois, Il faut entendre ici cette double dimension: si les enfantements d'Israël visent bien la venue du fils de David, qui apportera la paix dans le monde, il doit précisément apporter la paix dans le monde, chez toutes les Nations. D'où l'on voit que le soi-disant "particularisme" d'Israël – on verra ce qu'il en véritablement par la suite - et l'universalisme sont inextricablement noués chez Manitou. D'emblée, nous voyons que les enfantements d'Israël sont bien le vecteur de l'universel, de l'avènement du fils de l'homme en tant qu'homme.



Nous en voulons pour preuve un autre texte de Manitou, l'un de ses derniers, intitulé "Frère, père, fils dans les généalogies du récit biblique" (1994, in: La parole et l'écrit I). Là encore est mis en avant le champ de tension dont nous avons déjà parlé: le récit biblique raconte une "histoire de famille" (197), et même l'histoire d'une "toute petite famille, à l'origine la famille d'Abraham" (ibid.), mais cette famille est préoccupée par "une seule question: qui est capable d'être frère, qui est porteur de l'être de fraternité?" (Ibid.). Par conséquent, le particulier – une toute petite famille – est d'emblée noué à l'universel, à l'être de fraternité, universel par essence. Ce que Manitou ne manque pas de souligner lui-même: "A peine entrevu, ce thème s'impose à l'évidence comme universel." (Ibid.). La famille, cellule en apparence fermée sur elle-même – ce qu'elle est effectivement au sens où en fondant une famille, un homme et une femme tournent le dos au monde afin d'entrer dans leur maison - est aussi, en un autre sens, vectrice de l'universel au sens où elle renvoie chacun à sa place parmi l'ensemble des hommes, sa place de fils ou de fille capables, dans l'idéal, d'être frères ou sœurs, et plus tard de fonder une famille à leur tour et d'être parents. Ce petit texte prend pour analyse la première famille, celle d'Adam et d'Eve enfantant Caïn et Abel, famille dont l'échec trace en creux les contours de ce qui doit être réparé: la relation de couple, la relation entre frères. Pourquoi la famille d'Adam? Parce que Adam, c'est précisément le lieu de rencontre entre Israël et les Nations, point d'origine de tous les hommes. D'où l'importance de la figure d'Adam pour Manitou. Adam est le père de tous les hommes, principe de l'histoire de l'humanité, sceau divin de tous les hommes selon la Michna de Sanhedrin. Selon Manitou, "On y découvre (dans l'histoire d'Adam) le principe que l'histoire de l'humanité serait celle d'un père, l'homme qui cherche à engendre un fils capable d'être frère." (Ibid.).



Toutefois, à lire plus finement Manitou, il faut dire que la proposition: "Israël est le vecteur de l'universel", reste encore abstraite, et se trouve par conséquent en-deçà de la vérité, tant qu'on n'a pas pris en compte l'histoire d'Israël telle que le récit biblique la met en scène depuis Abraham, et telle qu'elle se poursuit jusqu'à nos jours, à savoir l'histoire d'une confrontation de deux types d'universel, celle d'Israël et des Nations. C'est cette confrontation que Manitou ne cesse d'approfondir, sans concession ni tentative de conciliation illusoire. Le texte essentiel appelé "Révolution" (1969), va nous permettre d'éclairer l'enjeu de cette confrontation.



Dans ce texte, Manitou expose les enfantements d'Israël à travers le prisme de l'idée de révolution. Israël naît, affirme-t-il, sur le fonds d'une "humanité en révolte". Il s'agit de la génération d'Abraham, celle-là même qui voit la naissance du premier Royaume, celui de Nemrod. Cette génération, selon Manitou, est celle de la rivalité entre deux types de "révolution": celle inaugurée par Nemrod et celle entreprise par Abraham. La révolution de Nemrod, qui précède celle d'Abraham, est la révolte contre l'Ordre de la Création, ce que Manitou nomme "le dessein du Créateur" (137) et la tentative de lui substituer un autre ordre, celui de la Royauté purement humaine. Ainsi, Nemrod est le premier roi du récit biblique, comme il est écrit: "Le commencement de sa Royauté (de Nemrod) fut Babel." (Genèse 10:10). Or, la rébellion d'Abraham consiste en une rébellion contre cette première révolte humaine, une révolution par rapport à la volonté de changer l'Ordre de la Création. Après le détournement du sens de la Création dans la génération de Babel, Abraham opère un tournant afin de revenir à l'origine, à l'ordre de la Création, ordre bon dans son principe, comme nous le savons par la parole divine qui scande ce récit: "c'est bien, c'est très bien." C'est à la génération d'Abraham et de Nemrod que se situe la scission fondamentale de l'histoire des enfantements: d'un côté, l'humanité soi-disant universelle, incarnée alors par Nemrod, et de l'autre, Israël, dont Abraham est le père. C'est là la source du prétendu "particularisme" d'Israël, qui se refuse à s'intégrer au projet universel de la tour de Babel et à la civilisation idolâtre de son temps. Toutefois, à en croire Manitou, il ne s'agit nullement de particularisme:



"Au fond, il y a deux tentatives de construire l'universalisme: celle qui commence avec Nemrod, et celle qui va commencer avec Abraham. Les deux sont en révolte, mais les deux sont en rivalité. Abraham, comme Nemrod, invite à la rébellion contre l'ordre des choses pour installer un ordre de valeurs, mais l'intention de la révolte est très différente." (139)



L'idée de révolution permet d'affiner l'opposition, qui se donne à première vue comme une identité, entre Israël et les nations, non plus comme le particulier et l'universel, mais comme deux figures de l'universel: d'un côté, l'universel des nations, dont le père est Nemrod, s'appuie sur une révolte contre l'ordre du monde en tant que cet ordre est celui de la Création, et entend substituer à cet ordre divin un ordre purement humain, celui de la royauté, qui est l'ordre politique; de l'autre, l'universel d'Israël, inauguré par Abraham, s'appuie lui aussi sur la révolte contre l'ordre des choses existant, mais nullement en tant que cet ordre est celui de la Création. Au contraire, il pose que cet ordre est déjà une dénaturation humaine de l'Ordre divin de la Création. Nous voyons d'où vient la confusion si fréquente entre ces deux figures: le point de départ commun, qui est l'insatisfaction face à l'ordre des choses existant. Manitou va jusqu'à parler ici de "messianité générale qui est en travail dans l'humanité depuis l'origine." (Ibid.). C'est ainsi que Manitou explique la coopération des Juifs à l'histoire universelle, coopération inaugurée par Joseph en Egypte. Joseph est cet Hébreu qui a cru, jusqu'à un certain point, qu'Israël devait aider les Nations à construire leur propre universalisme. Toutefois, il se trouve que l'universalisme des nations, d'abord prêt à accueillir Israël comme on l'a vu en Egypte – c'est là l'humanisme propre aux Nations - se retourne irrémédiablement contre lui par la suite. Voilà son échec, estime Manitou. C'est là l'énigme que Manitou se propose de résoudre: pourquoi cet échec, ce retournement? La réponse nous donnera en même temps la clé de l'identité d'Israël, qui ne se comprend qu'en référence aux Nations, qu'en référence à la nécessité de surmonter l'échec de l'humanisme dit universel.



Nous savons que la scission entre Abraham et Nemrod se répètera, au niveau collectif, en Egypte. Au niveau généalogique, au niveau des enfantements, le texte nous apprend que l'Egyptien – Mitzraïm - est d'ailleurs de la même famille que Nemrod, celle de Ham, l'un des trois fils de Noé. Moïse réitère le geste d'Abraham, alors qu'il s'agit à présent d'opérer une sortie d'Israël comme peuple hors du politique égyptien. Là encore, s'agit-il, comme on pourrait le croire de prime abord, d'une sortie du particulier hors de l'universel, incarné alors par la civilisation égyptienne triomphante? Manitou écrit:



"Voici donc ce peuple qui a réussi à se libérer de l'échec de l'humanisme égyptien, et qui va recevoir la révélation d'une loi qui, dans la cohérence du récit biblique, est présentée – et c'est là peut-être le "secret" de l'humanisme d'Israël – comme la Loi de l'unité des valeurs." (142).



Ces lignes ne sont pas sans nous étonner: la sortie hors du magma égyptien ne signifie pas la sortie hors de l'universel, mais précisément le contraire: la réalisation de "la Loi de l'unité des valeurs." L'opposition d'Israël et des Nations prend ici un tour inattendu. En effet, alors qu'Israël se voyait toujours rejeté du côté du particulier, les Nations se posant comme universel – universel du Logos grec, de l'Histoire, de la raison, des Lumières, etc. - c'est l'inverse qui apparaît à présent: Israël, réalisant la Loi de l'unité des valeurs, est l'incarnation du véritable universel, alors que les Nations ne se contentent à chaque fois que d'une valeur particulière: "Chaque humanisme, dit universel, tente de faire réussir tel ou tel principe" (142). Par exemple, la liberté, comme dans la Révolution américaine ou la phase bourgeoise de la Révolution française, ou l'égalité, comme la France jacobine de 1793 ou la Révolution d'Octobre. Il faut prendre la mesure du renversement: si la loi du Sinaï est bien celle de l'unité des valeurs, ou encore de ce Manitou nomme aussi "l'exigence de la complémentarité des valeurs" (143), l'universel est désormais du côté d'Israël. C'est ainsi que Manitou explique l'échec des révolutions tournant toutes à l'impérialisme, de la Révolution française finissant en Empire, à la Révolution d'Octobre dérivant vers le stalinisme, et se retournant par là aussi contre les Juifs qui les ont soutenues. Israël ne peut jamais épouser totalement une seule valeur, même si elle est juste, non pas parce qu'elle est juste, bien-sûr, mais parce qu'elle est coupée de toutes les autres valeurs. Car mettre sur un piédestal une seule valeur est de l'idolâtrie. Les valeurs sont multiples, seul celui qui en est l'origine est Un, et son Nom Un. C'est ce qui explique les formules apparemment paradoxales de Manitou, comme celle-ci: "Car, s'il existe une identité humaine universelle, c'est dans cette manière d'être homme que la Bible nomme Israël qu'elle s'incarne et se réalise." (139). Formule complétée et explicitée par celle-ci: "Ceci ne procède pas d'un nationalisme poussé à la limite, mais d'une manière d'être homme. Il n'y a d'autre Adam qu'Israël." (142). Cette dernière phrase renvoie explicitement au verset d'Ezéchiel, qui rapporte la parole de Dieu à Israël: "Et vous mes brebis, brebis de mon pâturage, vous êtes Adam, moi je suis votre Dieu, dit le Seigneur Dieu." (Ezéchiel 34:31). Verset commenté ainsi par le Talmud: "Vous êtes appelés Adam, et les idolâtres ne sont pas appelés Adam." D'où il apparaît qu'Adam n'est pas uniquement la figure biologique de l'humanité, ni même la figure de l'homme comme sujet de droits, mais qu'il figure comme le nom de cet être créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, dans la perfection la plus totale, perfection valant comme innocence de l'homme avant sa chute, ou sa faillite. C'est à cette figure d'Adam qu'Israël est appelé par le prophète à retourner, et c'est cette figure d'Adam que Manitou a en vue ici. Adam de l'unité des valeurs, ou de la perfection des valeurs lorsque l'une est limitée par l'autre de manière appropriée.



La figure d'Adam refait surface à la fin du texte, lorsqu'il s'agit pour Manitou de revenir à cette articulation épineuse, faite de convergence et d'opposition, entre les enfantements d'Israël et l'histoire des Nations. La différence, qui est une véritable opposition, entre l'unité des valeurs et la poursuite d'une valeur particulière, voilà le secret de "l'incompatibilité" (147) entre Israël et les Nations, de cette "fraternité impossible" (Ibid.), malgré une apparence de convergence dans les mouvements révolutionnaires à travers l'histoire. Convergence toujours ramenée par Manitou à la figure d'Adam. Ici encore, à la fin de ce texte, il écrit:



"On enseigne que Nemrod était capable de séduire les créatures et de les chasser comme des proies, parce qu'il possédait les habits du premier homme [Adam] […] A la fin de cet enseignement, il y a une expression assez mystérieuse: c'est grâce à ce vêtement du premier homme que les compagnons – les "compagnons", cela signifie dans le Zohar: les élèves, donc les kabbalistes – connaissent les secrets supérieurs. C'est là un texte assez hermétique: tout se passe comme si l'on voulait nous faire comprendre que Nemrod s'enveloppe du prétexte de l'humanisme (les habits du premier homme) pour, en réalité, installer un empire […] Nemrod reprend en quelque sorte le geste du premier homme qui, enveloppé des vertus connues à seule hauteur d'homme, a réalisé pour la première fois le geste d'usurpation de la souveraineté et de rébellion vis-à-vis du Créateur. Le Zohar continue: Mais nous, les compagnons de l'étude de la Torah, nous connaissons ce vêtement, et c'est avec ce vêtement que nous comprenons les plus grands secrets. La est l'ambiguïté fondamentale du problème: dans le fond, nous sommes d'accord avec la tentative des humanismes et la tentative des révolutions; ce qui nous différencie – bien que partageant la même exigence d'être homme, de réussir l'identité humaine – c'est que nous savons, par expérience de l'histoire ou par expérience de la Révélation, que ces exigences ont mené toutes les sociétés humaines, louées dans les commencement de leurs tentatives, auxquelles Israël a collaboré, à fonder des impérialismes, alors qu'elles voulaient faire la révolution, s'épanouir dans un humanisme." (146).



Le nœud des relations entre Israël et l'universel, nœud qui hante la pensée de Manitou se retrouve au cœur de ces lignes, qui disent l'opposition entre Israël et les Nations à partir d'une commune origine, pointée en Adam. Toutefois, Adam est aussi le lieu de l'opposition, puisqu'il s'est rebellé contre son Créateur, inaugurant une tradition qui conduit à Nemrod, au Pharaon, à Amalek. L'enjeu de l'opposition, désigné ici à travers le vêtement d'Adam, ces tuniques que Dieu fit à Adam et à sa femme, n'est autre que le sens à donner à l'histoire humaine: humanisme détaché de Dieu, humanismes des révolutions politiques tournant à l'impérialisme, ou humanisme dont la source se trouve dans l'ordre de la Création, humanisme d'Abraham et de Moïse restaurant Adam créé selon l'Image. L'humanisme ancré dans l'ordre de la création, Adam avant la faute, voilà ce qui est commun. Or, si cette origine est commune à Israël et aux Nations, c'est que la source des enfantements leur est commune. Adam, le premier à enfanter, est le père de l'humanité entière, d'Israël comme des Nations. Et le sens à donner à ces enfantements est précisément l'enjeu de l'histoire humaine, commune à Israël et aux Nations.

lundi 22 février 2010

Réunion du 21 février avec 4 rabbins

Dimanche 21 février. Par manque de place, l'Espace Sephria n'a pas pu accueillir toutes les personnes qui étaient venues rencontrer nos 4 rabbins invités pour débattre sur la question des Bnei Noah.
Pour ma part en tant qu'initiateur de ce mouvement à Nice, je ne peux qu'être satisfait de la réaction de nos responsables communautaires. Tous ont compris malgré les resserves d'usages que nous sommes belle et bien dans cette époque qui nous rapproche de l'avènement messianique et qui demande aux responsablex religieux de notre communauté de s'ouvrir à l'enseignement de la Torah universelle pour les nations. Cette rencontre devrait donner suite à la création d'un véritable groupe d'étude sur l'enseignement universelle de la Torah. Chaque rabbin à tour de rôle viendra donner l'enseignement de son école. Ce qui nous permettra d'avoir l'opportunité de la pluralité des enseignements entre le statut des Bnei Noah avec le Rav Franc Teboul, les droits et devoir avec le Rav Immanouel Mergui, mais aussi l'enseignement spirituel de la hassidouth Habad avec le Rav Yosseph Pinson, la responsabilité du peuple d'Israël  pour la diffusion de cette enseignement avec le Grand rabbin Régional David Shoushana, + l'apport de l'enseignement de Rav léon Askénazi, du Ramhal ou du Rav Ashlag par moi-même. Je suis certain que d'autres rabbins régionaux viendront partager cette extraordinaire initiative. J'ajouterai à cela l'enseignement que nous recevrons directement de Jérusalem avec nos correspondants comme le Rav Oury Cherki, le Rav Yoel Schwartz, le rav Mordékhaï Chriqui, le Rav Haim Dynovisz, le Rav Yoel Benharrouche... Et pour conclure un voyage d'étude à Jérusalem.
Si vous avez pu participer à l'une de nos présentation à Nice, ou si vous êtes simplement intéressé à nous retrouver à Nice ou à ce voyage en Israël ou tout simplement sensibilisé par ce mouvement, merci de nous écrire un commentaire.  Je compte sur vous.

samedi 20 février 2010

la Charte des Nations

Les 7 lois de Noé ou la Charte des Nations du site  http://7loispourlhumanite.org/

Inscription gravée sur la façade de l'ONU
"Les Nations forgeront des socs de charrue de leurs glaives et des serpettes de leurs lances ; un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art des combats", Isaïe [II-4]

Un certain nombre de précisions paraissent nécessaires avant d’aborder le sens de ces commandements. Tout d’abord le fait que six de ces lois étaient déjà connues et tenues pour impératives par l’humanité depuis la création de l’homme, Adam. Le Créateur y ajouta une 7ème loi, l’ordonnant à Noé, qui reconstituait l’humanité avec ses trois fils, Chem, Ham et Japhète, après le Déluge. Ces lois étaient également en vigueur chez les Hébreux jusqu’au moment du Don de la Torah au mont Sinaï. Sur le fond, il est impératif que les citoyens des Nations acceptent les 7 lois comme “ayant été ordonnées par le Créateur au mont Sinaï et enseignées en tant que commandements adressés aux enfants de Noé”. Si cette condition qui ne comporte aucun compromis fait défaut, et qu’on les accomplit comme une évidence dictée par la raison humaine, on ne peut être considéré comme appliquant ces lois et Juste parmi les nations. Ces lois sont exposées par Maïmonide dans les chapitres 9 et 10 du livre des Lois des Rois. Un résumé en est présenté ci-dessous, cependant, ces lois nécessitent des commentaires dits de déductions et de ramifications.
1. La foi en un D.ieu unique
L'interdiction de l’idolâtrie, des cultes païens - la foi en un D-ieu unique. Tout individu se doit de croire en un unique Créateur de l'univers. En celui qui créa le monde et les humains, qui connaît les actes et les pensées des créatures, exerce sa providence à leur égard et juge les humains en fonction de leurs actes. C'est le D-ieu unique, c'est lui qu'il convient de servir et c'est à lui qu'il convient d'adresser ses prières. L'application concrète de cette injonction est l'interdiction formelle de se livrer au culte d'une quelconque divinité. Cette interdiction exclut toute possibilité de croire en un autre créateur de l'univers.
2. Le respect dû à D.ieu
Les humains ont le devoir de révérer le Créateur qui leur a donné la vie. Cela implique l'interdiction de prononcer tout blasphème à son intention ainsi que toute désignation déplacée à son égard. Le sens de cette interdiction est d'inciter toute l'humanité à respecter son Créateur et à adopter un comportement de maîtrise et de domination sur son langage dans ses rapports avec Lui. Le respect de D-ieu dans le langage a aussi pour conséquence d'amener l'être humain à louer son Créateur et à lui adresser des prières, lesquelles améliorent toujours la nature de l'homme.
3. Le respect de la vie humaine
Les humains ont été faits à l'image de leur Créateur. Leur vie est un don du Très-haut et nul n'a le droit de la retirer. Il convient de s'attacher à la perpétuation de l'espèce humaine, que D-ieu a investi des moyens d'habiter la terre et de l'aménager. Cela implique concrètement l'interdiction formelle de tuer qui que ce soit, y compris l'embryon dans le ventre de sa mère. Le meurtre d'une seule personne équivaut au meurtre de l'humanité entière et constitue une atteinte au Créateur, à l'image duquel les humains ont été faits. Cette interdiction concerne également l'avortement - sauf dans le cas où la vie de la mère serait en danger - et l'euthanasie, même lorsque le malade est atteint de souffrances insupportables. L'homme ne dispose d'aucun droit de décision quant à la durée de vie d'autrui. Le droit de vie repose exclusivement entre les mains du Créateur.
4. Le respect de la propriété d’autrui
A chacun sont accordés par D-ieu certains biens et certaines richesses et nul n'a le droit de l'en déposséder. L'application concrète de ce principe est l'interdiction formelle du vol, de quelque manière qu'il s'exerce, et de toute forme d'appropriation du bien d'autrui, qu'elle s'effectue par la ruse ou par la force ou de quelque autre façon illégale. Cette interdiction recouvre le refus d'un dû ou d'un salaire et l'enlèvement d'une personne humaine. Le respect de la propriété d'autrui inspire aux humains des actes de charité et de bonté ainsi que le désir de venir en aide à leurs semblables.
5. Le respect de l’intégralité familiale
Le Créateur façonna initialement l'homme et la femme en une seule entité pour épanouir par la suite deux existences complémentaires, destinées à atteindre conjointement leur plénitude. La vie maritale et les règles qui la régissent constituent le fondement de la perpétuation de l'espèce humaine ainsi que de l'intégrité familiale et sociale. Cette intégrité se caractérise par le maintien de valeurs de décence et de pudeur au sein de la vie du foyer. L'application concrète de ce principe est l'interdiction de toute union incestueuse ou immorale et contre nature.
6. L'institution d’une justice équitable
Afin que tous les principes exprimés ici puissent prévaloir, il convient que les différentes structures humaines de la société se dotent de tribunaux dont les juges sont investis du devoir de faire respecter ces principes. Quiconque connaît un litige doit recourir à ces juges et se conformer à leurs décisions. Ne pas exercer la justice, c'est encourager l'iniquité et la violence. Ce principe fait passer les idéaux de notre vie personnelle au niveau de l'organisation sociale. Il est la garantie de toutes les lois précédentes.
7. Le respect des animaux
Le devoir nous est fait de respecter toutes les créatures vivantes dont D-ieu a peuplé le monde. Tout en n'interdisant pas de consommer de la viande animale, la Bible fixe des limites précises quant à l'usage que l'homme peut faire des animaux afin de pourvoir à ses besoins. L'application concrète de cette règle est l'interdiction de la consommation d'un animal (ou de l'amputation de l'un de ses membres et de sa consommation) lorsqu'il est encore en vie. Cette proscription est un décret de la Bible, imposé à Noé et à ses descendants après le Déluge : "Tout ce qui se meut, tout ce qui vit servira à votre nourriture ...toutefois, aucune créature, tant que son sang maintient sa vie, vous n'en mangerez" (Genèse 9-4). Cette interdiction nous invite à ne pas demeurer indifférent à la souffrance des animaux, contribue à affermir notre sensibilité aux souffrances de nos semblables, nous retient de leur porter atteinte et nous incite à soulager leur détresse.

THEME ISRAËL PROJET D’HUMANITE

Selon l'enseignement de Rav Léon Askénazi (Manitou)
Ce thème nous conduit à réfléchir sur :
La notion d’identité… L’homme, L’humanité, les Nations, le peuple hébreu, le peuple juif, Israël …
Le projet d’Israël, nous conduit au projet divin porté par Israël ; Le projet divin nous conduit à la question pourquoi la création : A cette question deux lectures sont données dans le midrash pour le premier mot de la Torah "Béréchith".
1- Selon la lecture de Rachi (Bérechith / Beth = deux Réchith : Pour deux Réchith) ; Pour Israël et pour la Torah appelés tous deux Réchith... Le projet de création pour Israël et pour la Torah!!! Plutôt judéocentrique, non?
2- Selon le Maharal de Prague ; Pour la réalisation de l’homme « tslém élokim », l’homme « projet ».
Israël sera «choisi » pour porter ce projet à la dimension universelle et la Torah lui sera donnée comme instrument (Keli) à cette réalisation.
La deuxième lecture explique la première. Si Israël représente selon le midrach le prototype du projet divin, c'est en tant que témoin, pour l'humanité."L’humanité se cherche dans l’histoire universelle ; la matrice de gestation est la société d’Israël qui à travers l’histoire, fait le bilan des échecs de ses tentatives successives de fécondation de l’humanisme extérieur."

L'HOMME
Pourquoi un seul homme? D.ieu a ainsi donné à tout homme un même ancêtre pour qu'aucun ne puisse dire je suis d'une lignée plus noble.
Adam le premier homme « l’arbre / racine » de l’humanité, du peuple hébreu comme de toutes les autres peuples racines. Cette identité humaine "Une" a éclatée en 70 nations après l’évènement de la tour de Babel à l'époque de Noé où les premières familles étaient unies par une langue Une. Depuis les hommes cherchent à retrouver cette identitée première, nommée "Bnei Noah."

PEUPLE:
La dimension de la Torah s'exprime dans la dimension de peuple.
ISRAEL est appelé peuple car il est les cœur de tous les peuples…
La notion "d'élection" s'exprime également dans la dimension de peuple, et ceci par rapport à une mission particulière. Une mission donnée au fils aîné " Israël est mon fils premier né";
Ce titre de premier né que l'éternel donne à son peuple loin d'exclure les autres peuples, les suppose au contraire en tant que fils également.

Le Midrach dit : « Je prends à témoin le ciel et la terre, qu’il n’y a ni juif ni grec, ni homme ni femme, ni maître ni esclave, la Chéhina réside en quiconque pratique les bonnes actions.. ! »

LE PEUPLE HEBREU:
Peuple « à part », microcosme de l’humanité peuple « élu », choisi par le créateur comme peuple témoin de la réalité divine. La racine du mot hébreu "Yvrit" signifie  passer de l'autre côté . Avram l'hébreu, est celui qui est passé de l'autre côté du monde idolâtre de ses pères. Avram père (Av) de ram identité singulière, est devenu Abraham,  père, Am (peuple) père des peuples en tant que passeur, (Yvrit) celui qui fait passer les êtres de l'idolâtrie au monothéisme. Telle sera la vocation des enfants d'Israël.

ISRAEL, PEUPLE DE D.IEU ! C’est à dire ?
Le fondement du rapport d’Israël avec le créateur est défini par les clauses d’une alliance : (Rachi, Deut 30, 19 - Exode 19, 5 – 31,16 - 34, 17- Jérémi 35, 25 – Gen…6,18 – 9,9 – 11,15 ; 12,2 /17,7/Ex 6,7 Lev 26,12 Deut 4,37 Isaï 4,8 Jer 30,,22 31, 2 31,32 EZ 36,26 Osée 11,1 14,5 Mal 1,2 Ps 135,4

  • L'humanité est conçue comme une grande famille dont Israël premier né parmi les peuples frères est le dépositaire d'un enseignement universel tiré de son expérience.
  • Dans ce sens, on comprend que le judaïsme contient en son sein des lois spécifiques à chacun des membres de la communauté d'Israël comme à l'ensemble de l'humanité (loi d'éthique universel).
  • Israël en tant que peuple de D.ieu représente l'homme dans sa dimension universelle.
  • C'est ainsi qu'Israël contient en son sein tout un ensemble d'ethnies et de cultures.
  • Il est nommé peuple "Un", "Un" comme le symbole du "Un" qui contient le tout.
  • Chaque peuple peut trouver une correspondance de nature avec le peuple d'Israël.
  • D.ieu choisit le peuple d'Israël comme "laboratoire" d'expériences en tant que microcosme de l'humanité.
  • Chaque peuple peut se rattacher à Israël car il est partout.
  • Israël se constitue réceptacle dans lequel le créateur déverse sa bénédiction pour qu'il le distribue à son tour aux nations. ( Isaï 40, 10 / Proverbe 3,44 / Sam 17, 14 / Amos 7, 2)
  • Israël est à la disposition de D. pour s’en servir dans des buts universels (Rachi exode 19, 5)
  • Israël s’est vu confier par D.ieu la tâche de garder ses « vignes » ( Is 5,7 Ps 80,9 Cant 1, 44…
  • Israël est le peuple de D. il le sera davantage lorsque les autres peuples reviendront à D.ieu (Zach. 2,16 IS 56,67)
  • Israël royaume de prêtres (Ex. 19,21) il le sera plus encore quand tous les peuples seront également prêtres (Is. 61,69 / 66,21)
  • La maison d’Israël est la maison de D. (Zac. 2,15) plus encore (Michée 4,5)
  • Le rôle d’Israël est d’introniser D. dans le monde (Roch Hachana et Malhoute) Voir le Zohar, (grâce à la Torah et à Israël, le monde sera sauvé… premier Rachi)
  • Alors D. pourra dire de l’Egypte, béni soit mon peuple d’Egypte) (IS. 9,25 Exode raba 35,5 Gen 12,2,3)
  • Israël annonce aux peuples de la terre que chacun d’eux peut devenir peuple de D.
  • L'élection d'Israël ne doit en aucune façon être interprétée dans le sens de supériorité. Cette élection correspond à un supplément de devoirs et non de droits.
  • L'histoire d'Israël rythme l'histoire de l'humanité toute entière. Le peuple juif dispersé chez les nations, est un ferment qui fait lever les connaissances, éclore les idées.
  • Un juif pratiquant les commandements divins vit en une année toutes la démarche historique du monde.
  • Israël sera comme un cœur pour le monde. (Quand le cœur est malade, le monde à mal au cœur.)
  • Israël en devenir est le prototype de l’homme véritable porté à témoignage pour l’humanité ; Il portera de par son parcours et par ses rencontres avec les différentes valeurs, l’unité des valeurs.
Torah contient donc en plus de l'enseignement singulier du peuple d'Israël, un enseignement pour l’humanité. Ces prépositions ne signifient par pour autant la judaïsation de la planète. La connaissance de D.ieu et de son unicité n’entraîne pas pour autant à une proposition d’uniformité des approches spirituelles…
Dire qu’il n’y a qu’un D.ieu c’est prendre le risque de dire : Un seul D.ieu donc le mien, et pourquoi pas sépharade! Cette Approche serait, nous dit Manitou, une forme de monolâtrie et en aucun cas un véritable monothéisme. Le monothéisme n’est pas une expression monolithique, il intègre la pluralité, et c’est dans la multiplicité des valeurs humaines que se dévoile le principe de l’Unité des valeurs : L’unité des valeur nous rapporte Manitou d’un de ses maître est comme le fil du collier de perles des valeurs de chaque nation.

Ce qu’Israël veut, c’est faire réussir toutes les valeurs humaines, c’est le principe d’Unité et cela aucun humanisme n’en est capable, chaque humanisme a fait réussir une valeur particulière, et c’est le principe même de l’échec de l’unité. Chaque fois que nous sommes aliénés par une idéologie moniste, nous cristallisons une valeur en la rendant exclusive.
La proposition de l'enseignement universel pour les Bné Noah n'est donc en aucun cas une proposition de judaïsation de la planète. ... Suite dans le prochain article.

jeudi 24 décembre 2009

Les 7 lois noahides

La liste de ces lois est énoncée dans Sanhédrin 56b, et déduite du verset : « Hachem-Eloqim donna ordre
à l’homme, en disant : De tous les arbres du jardin manger, tu mangeras » (Génèse 2, 16).
1 – « Hachem-Eloqim donna ordre à l’homme » : De la découle l’obligation d’établir des institutions
judiciaires.
2 – « Hachem » : De la découle l’interdiction du blasphème du Nom divin.
3 – « Eloqim » : De là découle l’interdiction de l’idolâtrie, ainsi qu’il est écrit : « Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face » (Exode20, 3).
4 – « A l’homme » : De là découle l’interdiction du meurtre, ainsi qu’il est écrit : « Qui aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car à l’image de Dieu, il a fait l’homme » (Génèse 9, 6).
5 – « En disant » : De là découle l’interdiction des unions interdites, ainsi qu’il est écrit : « Il est dit
(lémor) : Si un homme renvoie sa femme, et qu’elle le quitte et soit à un autre homme, retournera-t-il
vers elle ? ce pays-là n’en sera-t-il pas entièrement souillé ? Et toi, tu t’es prostituée à beaucoup d’amants ; toutefois retourne vers moi, dit Hachem » (Jérémie 3, 1).
6 – « De tous les arbres du jardin » : interdiction du du vol. Car du moment qu’il est précisé : « de tous les arbres », ainsi que : « du jardin », cela implique que ce qui n’en fait pas partie lui est interdit (Rachi).
7 – « Manger, tu mangeras : De la découle l’interdiction de consommer de la viande arrachée à un
animal vivant. Tu ne mangeras que ce qui n’est pas propre à la consommation (Rachi).
« Quiconque parmi les païens accomplit les sept lois fait partie des justes parmi les nations et a sa part au monde futur » (Rambam, Hilkhoth melakhim 8, 11).